voyage en transsibérien

Publié le par Maria et Anna

Le fameux Transsibérien. Il arrive en gare de Iaroslav à Moscou à 21h. Notre train sera chinois (et non russe). Ce ne seront donc pas des provnitsa mais des contrôleurs chinois qui nous tiendrons compagnie dans notre wagon. Nous avons réservé en 2 ème classe. Ce qui veut dire que 2 autres personnes vont partager le compartiment avec nous. Nous sommes un peu anxieuses.... tout le monde connaît notre aversion pour les ronflements... alors.... Nous scrutons les visages sur le quai, avant d’embarquer.... qui allons nous subir ? A peine entrées dans le wagon 14, nous sommes soulagée. Un groupe de norvégiens voyage avec nous, et deux jeunes filles norvégiennes seront nos voisines ! ouf ! Et elles vont elles aussi jusqu’à Ulan Bator, ce qui nous tranquillise quant au changement de voisinage et à la surveillance des bagages à chaque arrêt. Ca commence bien ! Le train part à l’heure, et c’est partit pour 4 jours et 5 nuits dans 3,23 m2. Nous sommes assez stupéfaites par la saleté qui règne dans le train. Mais on se rend vite compte qu’il ne s’agit que de notre wagon. Nos deux contrôleurs ne sont pas des fées du ménage et les couches de poussière s’entassent joyeusement au fil des kilomètres. Deux russes partagent aussi le wagon. Leur consommation de vodka rend bien vite les toilettes irrespirables et on est de plus en plus rapides quand à la toilette quotidienne. Les odeurs s’amplifient, les cheveux disparaissent sous des casquettes et notre peau se recouvre d’une charmante couche de charbon. C’est que le wagon est chauffé au charbon. c’est parfois irrespirable. Mais c’est cool quand même. Les journées passent vite, le décalage horaire aidant (nous nous réveillons tard dans la matinée). Nous lisons, jouons au yams, dormons, regardons pas la fenêtre. Le paysage est agréable et devient très joli dès que la forêt s’épissie et que de petits valons apparaissent. Les villages se succèdent avec leur petites maisons en bois et les jolies fenêtres colorées. Les repas sont succincts mais en même temps nous ne bougeons pas. Le groupe va manger 3 fois par jours des repas à 3 plats au restaurant du train. Nos deux voisines nous font à chaque fois le rapport, photos à l’appuie et nous sommes bien contente de notre indépendance et de nos barres de céréales. Vendredi matin, tout le monde met le réveil pour apercevoir le fameux lac Baïkal. La voie ferrée le longe sur quelques km. A l’heure de Moscou, à laquelle nous sommes contraintes de rester (tout le trajet en Russie se fait à l’heure de Moscou. Les gares indiquent cet horaires, ignorant l’horaire local, ce qui devient vite absurde....) il sera 1h... nous attendons impatiemment. Mais le soleil n’est pas levé et il pleut. Ah, une étendue d’eau. Très bien, bonne nuit... hum... il faudra revenir pour ce lac qui doit être si beau. La dernière journée est difficile. A 13 heures, nous arrivons à la frontière Mongole. Et le train s’immobilise pendant 4h. On nous donne des petits papiers à remplir, on nous demande nos passeport. On nous les rends des heures plus tard... On repart pour s’arrêter de nouveau 30 minutes plus tard du côté mongole. Et rebelotte. Mais cette fois ci ils vont jusqu’à dévisser le plafond pour voir si un clandestin ne s’y cache pas... Le passage de frontière aura mis 7h ! La dernière nuit est courte et à 7h30 nous arrivons à Ulan Bator, capitale de la Mongolie.
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Publié dans marianna

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