Inde, nos premieres impressions, part I

Publié le par Anna

Nous appréhendions notre arrivée en Inde. La peur de l’inconnu, mais aussi la peur de ce que nous en savons : pauvreté à outrance, mendicité, chaleur, maladies, surpopulation, culture si différente, etc. Et un peu comme pour la Chine : un territoire aussi énorme, par où commencer? Alors après on lit les guides et on voit tout ce qu’on peut aller visiter. Mais on se demande bien comment on va y arriver. Comment se déplacer, comment communiquer avec les gens, comment ne pas se faire voler, où trouver à manger et à dormir, comment faire ses choix pour décider des destinations ?? Comme si nous repartions à zéro, Que les 8 mois de voyage n’étaient pas d’expériences suffisantes pour affronter l’Inde. Panique du débutant ! Je sais pas pourquoi, mais c’était comme ça ! Mais ce n’est pas uniquement négatif. On a aussi l’impression de partir pour un nouveau voyage, donc le temps s’étire et l’excitation du début est de retour. C’est donc avec la boule au bid que nous entrons dans l’avion le 27 avril 2007, à destination de New Delhi, Inde.

Une fois arrivé, il fait chaud, certes, il y a du monde, certes, et ces gens sont pauvres, oui, mais on survit ! On se rend compte qu’il y a bien des gens qui voyagent ici. C’est pas si compliqué. Et les indiens parlent anglais. Et il y a à manger partout, et de quoi dormir, bien sur. Très vite nos peurs sont apaisées et nous déambulons dans Delhi comme si nous étions déjà familières de la contrée. Euh, enfin presque, parce que c’est quand même bien différent. Différent de tout ce que nous avons pu voir...

Commençons par ce qui nous a accueillit en premier, et après, promis, je ne ferais plus ma miss météo : la chaleur. Nous sommes en été. C’est à dire ni hiver, ni saison des pluies. La saison chaude et sèche. Et effectivement il fait chaud... et sec. Le vent brûlant nous accueille à la sortie de l’aéroport. C’est hallucinant. Il doit faire dans les 45°, et on a l’impression d’être coincées sous un sèche cheveux géant en pleine puissance ! Mais c’est supportable, du moins assises... on verra ça en pleine marche. Et c’est sec. Je m’attendais à de l’humidité. Mais non, on ressort les Labellos et les crèmes hydratantes !

C’est en taxi que nous nous sommes rendues au centre ville. Mais alors pas n’importe quel taxi. Un truc qui date de l’entre deux guerres, au moins ! Et ils sont tous comme ça, voir pire. Petite note sur les véhicule. Il y a donc les taxis, ce sont des voiture genre dauphines. Des voitures particulières, petites (ça nous change des 4x4 et des picks up de l’Asie du Sud Est), Toyota, Susuki pour la plus part. Il y a aussi quelques motos, mais rien à voir avec le Vietnam. Les femmes sont toutes en amazone, Saris oblige (j’y reviendrais) et ils portent parfois des casques. Mais la plus grande partie de la faune de véhicules est constituée des Rikshaws. késako? Il y en a deux genre, vélos et moto. Les vélos rickshaws sont ce que nos colons francophones appelaient des cyclos pousse ou des pousse-pousse. Donc un mec a Vélo et un petit siège derrière, parfois avec un petit parasol; deux places (donc 4 pour les indiens - et oui, ils sont aussi champions dans le “quand y a plus de place y en a encore !-). Et les motos Rickshaws sont des motos bidouillées en voiturette. Une roue a l’avant, toute petite et 2 roues à l’arrière. Se pilote avec un guidon, 2 places a l’arrière, en général verts et jaunes. Les chauffeurs sont souvent des tarés et il faut bien s’accrocher. On sait pas comment ils passent parfois... c’est au centimètre près. A tout ça ajouter quelques vélos, mais pas des merdouilles chinoises ! non, des beaux vélos bien costauds comment dans le temps. Et des gens à pieds bien entendu. Et des rues pas franchement grandes et des bus, et des camions. Et je peux vous dire que les indiens savent klaxonner; je ferait bien un concours de klaxon Vietnamiens vs Indiens, je ne sais pas qui gagnerait... Tout ça pour dire que la rue est un beau bazar avec tout ces trucs qui roulent, font du bruit et puent (enfin pas tous, Delhi a mis en place des véhicules au gaz pour essayer de réduire la pollution). C’est une expérience en soi, la rue indienne. Et la je ne vous parle que du côté circulation... le trottoir et le reste de la vie indienne au prochain épisode... je me dépêche, promis.

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Publié dans marianna

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