Naggar
Nous choisissons une pension tenue par un Français installé depuis longe date en Inde. Super maison entourée d’arbres et avec vue sur la vallée. Nous faisons presque tout de suite connaissance de Magalie, Frédéric et Maud, trois Français qui voyagent au long court. Le courant passe et nous discutons sur notre petit balcon, au milieu des cèdres et du cannabis.
Parlons un peu du cannabis. Il pousse ici comme de la mauvaise herbe. On en voit dans les fossés, au bord de la route, entre les arbres fruitiers (hum, sublimes abricots, pèches, prunes, pommes). Il est fumé traditionnellement, mais pas en excès. Il est vendu aux petits blancs venus oublier leurs soucis. Gil, le proprio de notre pension, nous a expliqué les secrets de fabrication. Alors voilà, pour ceux que ça intéresse, sinon, vous pouvez zapper le paragraphe. Déjà, j’ai appris que le shit et la beuh viennent de la plante de cannabis. Je sais pas pourquoi, je pensais que le shit était un truc plus chimique. La beuh, ce sont les têtes de la plante de cannabis. Donc le petit amas de jeunes feuilles en haut ; a l’intérieur on trouve des graines et de la sève. Car c’est la sève qui contient la substance hallucinogène (THT ou un truc comme ça). Le cannabis n’est donc bon à la récolte que lorsque la plante sécrète de la sève, c’est à dire, pour la région de Naggar, vers Septembre. Le Shit, quand à lui, nécessite un procédé de fabrication. De manière artisanale, on frotte les plants entre ses mains pour que la sève s’y dépose. Ca fait une première couche au dessus de l’épiderme. On frotte ainsi plusieurs plants jusqu’à a avoir assez de substance dans les mains, puis on récolte la sève en se raclant les mains, où en tamponnant genre pâte à fixe. Et voilà, ça fait une petite pâte noir, c’est du shit. On l’effrite ensuite et on le fume accompagné de tabac. Et voilà. Au boulot ! Je tiens à préciser que nous n’avons pas goûté, c’est tout simplement pas notre truc.
Donc pas de fumette, mais une chouette balade dans les environs. Les montagnes sont parsemées de beaux villages qui n’ont pas bougé depuis des siècles (enfin presque). Des grandes grandes maisons en pierre et en bois. Et des gens magnifiques.
Nous nous mettons d’accord avec Magali et Fred pour partager un taxi pour la route jusqu’à Leh, au Laddakh, notre prochaine étape. Leh est à deux jours de route à travers les montagnes. Nous avons le choix entre le bus deluxe, le bus local (on a donné), la jeep collective (10 dans un voiture, non merci), et la jeep privée. Entre le bus deluxe et la jeep privée la différence de prix est minime et le confort gagné énorme. Tsvi, américan-israélien, nous rejoint au dernier moment et nous seront donc 5 à faire la route. Le mardi 19 juin à 6 heures, c’est parti!!
Parlons un peu du cannabis. Il pousse ici comme de la mauvaise herbe. On en voit dans les fossés, au bord de la route, entre les arbres fruitiers (hum, sublimes abricots, pèches, prunes, pommes). Il est fumé traditionnellement, mais pas en excès. Il est vendu aux petits blancs venus oublier leurs soucis. Gil, le proprio de notre pension, nous a expliqué les secrets de fabrication. Alors voilà, pour ceux que ça intéresse, sinon, vous pouvez zapper le paragraphe. Déjà, j’ai appris que le shit et la beuh viennent de la plante de cannabis. Je sais pas pourquoi, je pensais que le shit était un truc plus chimique. La beuh, ce sont les têtes de la plante de cannabis. Donc le petit amas de jeunes feuilles en haut ; a l’intérieur on trouve des graines et de la sève. Car c’est la sève qui contient la substance hallucinogène (THT ou un truc comme ça). Le cannabis n’est donc bon à la récolte que lorsque la plante sécrète de la sève, c’est à dire, pour la région de Naggar, vers Septembre. Le Shit, quand à lui, nécessite un procédé de fabrication. De manière artisanale, on frotte les plants entre ses mains pour que la sève s’y dépose. Ca fait une première couche au dessus de l’épiderme. On frotte ainsi plusieurs plants jusqu’à a avoir assez de substance dans les mains, puis on récolte la sève en se raclant les mains, où en tamponnant genre pâte à fixe. Et voilà, ça fait une petite pâte noir, c’est du shit. On l’effrite ensuite et on le fume accompagné de tabac. Et voilà. Au boulot ! Je tiens à préciser que nous n’avons pas goûté, c’est tout simplement pas notre truc.
Donc pas de fumette, mais une chouette balade dans les environs. Les montagnes sont parsemées de beaux villages qui n’ont pas bougé depuis des siècles (enfin presque). Des grandes grandes maisons en pierre et en bois. Et des gens magnifiques.
Nous nous mettons d’accord avec Magali et Fred pour partager un taxi pour la route jusqu’à Leh, au Laddakh, notre prochaine étape. Leh est à deux jours de route à travers les montagnes. Nous avons le choix entre le bus deluxe, le bus local (on a donné), la jeep collective (10 dans un voiture, non merci), et la jeep privée. Entre le bus deluxe et la jeep privée la différence de prix est minime et le confort gagné énorme. Tsvi, américan-israélien, nous rejoint au dernier moment et nous seront donc 5 à faire la route. Le mardi 19 juin à 6 heures, c’est parti!!
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